Le Kenya

Les photos du diaporamas sont extraites de reportages diffusés sur Internet

Le Kenya, années 2006 à 2012


Situation géopolitique du Kenya en 2011-2012
Ce que j’ai pu observer de 2006 à 2012…

J’avais une ferme en Afrique…

J’ai vécu au Kenya de 2006 à 2012…
Pays dont la beauté des paysages est absolument fascinante.
Pays où la nature a une formidable capacité d’adaptation par rapport aux aléas climatiques ainsi qu’aux déprédations en tout genre de l’espèce humaine.
Je rêvais d’aller au Kenya depuis mon enfance…
Beaucoup de choses se sont passées durant cette période…

Les élections de 2007

Les résultats des élections présidentielles de 2007 ont eu pour conséquence un magistral changement de politique du gouvernement kényan vis à vis de sa politique extérieure.
La principale conséquence sera le renforcement des accords de coopération avec la Chine.
Suite au boycott de l’Occident concernant les résultats de ces élections, le gouvernement kényan s’est alors résolument tourné en direction de la Chine qui n’avait pas spécialement d’état d’âme en ce qui concerne la tenue de ce scrutin…
la Chine promettant un avenir “radieux” en 30 ans aux kényans d’où le slogan de la campagne gouvernementale : “Horizon 2030”.

C’est ainsi qu’on  a vu arriver de façon massive – à partir de 2007- les coopérants chinois…

Les principaux secteurs qui vont bénéficier de l’aide chinoise seront l’immobilier et les infrastructures routières.

La spéculation immobilière

  • L’immobilier

Alors que Nairobi présentait sur le plan de l’urbanisme un développement horizontal, ce dernier va progressivement devenir vertical…et anarchique !
Le  classique processus de spéculation immobilière va se mettre en place. La plupart des immeubles construits dans les zones résidentielles ou semi-résidentielles, le sont pour une classe moyenne qui n’existe pratiquement pas.
Les appartements achetés sont donc aussitôt loués à des prix prohibitifs (bien souvent pour cause de remboursement des emprunts) d’où une forte inflation immobilière en ce qui concerne les locations ( avoisinant les 100 % en considérant la période 2007-2011, mon loyer est passé de 700 euros à 1 300 euros) mais aussi en ce qui concerne la vente des appartements.
Ils ne seront finalement accessibles qu’aux gens aisés et aux expatriés travaillant sur Nairobi.
Il y a là un moyen de faire des profits très lucratifs sur un court laps de temps du moment que l’on possède l’argent pour investir.
Cette spéculation a donc vu l’arrivée sur le marché d’investisseurs d’un genre particulier : les somaliens.

Alors que la Somalie est un pays exsangue en proie à la guerre civile et à la famine, de riches somaliens vont alors investir dans le secteur immobilier au Kenya. On parlera beaucoup de blanchiment d’argent en provenance des trafics de drogue (khat ou qat) et des piratages…
Ceci explique aussi pourquoi certains immeubles dits “de standing” ont un faible taux d’occupation car ces investisseurs ne sont pas pressés de les remplir.

L’urbanisme

L’urbanisme est complètement laissé de côté. Rien n’est vraiment fait pour repenser l’accès aux nouveaux immeubles qui poussent un peu partout de façon anarchique. La voirie secondaire est souvent dans un état lamentable, les coupures d’électricité sont fréquentes et l’électricité est parfois rationnée ( été 2011) et qu’en est-il de l’évacuation des eaux usées?
La classe moyenne est -quant à elle- de plus en plus refoulée à la périphérie de la ville. Les immeubles construits dans ces zones dans la foulée de cette frénésie immobilière sont d’une piètre qualité comme en attestent les nombreux effondrements qui eurent lieu en 2011 et 2012.

Le trafic

  • Depuis 2006, le nombre des immatriculations de voiture a considérablement augmenté.

La circulation automobile est alors devenu un vrai problème car, en même temps que s’accroissait le nombre des véhicules, les axes principaux se dégradaient.
Au moindre accrochage, on peut passer des heures dans le trafic.

Depuis 2006, les conditions de vie se sont donc dégradées principalement en raison de l’absence d’un plan cohérent de développement gangrené par la corruption.

Reprise massive du braconnage

  • Et puis, le début- peut-être- de la fin des éléphants.

L’arrivée massive des coopérants chinois draine derrière elle son lot de trafics et de trafiquants… le braconnage des éléphants et des rhinocéros s’est littéralement “envolé” ces dernières années…

Quelle est la contre-partie de l’aide chinoise ? Comment le gouvernement kényan trouve-t-il l’argent pour financer les travaux de restructuration ?